FairTrade: Bananes conventionelles testées

01.10.2018

Comme la commune de Niederanven est une commune "Fairtrade", le collège des bourgmestre et échevins sensibilise ses citoyens à prendre soins du commerce équitable en publiant une étude des bananes conventionelles.

Le magazine allemand ÖKO-TEST a testé 22 bananes disponibles dans le commerce sur la présence de produits chimiques.

Le constat est sans appel : Toutes les bananes conventionnelles testées contiennent des pesticides hautement dangereux, dans la peau et souvent même dans la pulpe ! 
Le magazine souligne que Fairtrade est la référence dans ce contexte.

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Le résume du ÖKO-TEST en détail: 

Le magazine allemand ÖKO-TEST a voulu savoir ce qui se cache effectivement derrière le fruit le plus populaire de la planète. Les conclusions de son étude montrent que la production conventionnelle de bananes est généralement synonyme d’importants problèmes environnementaux et sociaux. D’un côté, des conditions de travail indignes et dangereuses pour la santé, couplées à des salaires extrêmement bas forment le quotidien des travailleurs des plantations. De l’autre, l’utilisation massive de pesticides en tout genre, notamment leur épandage par avion, complète le tableau. Ainsi, au Costa Rica, les grandes multinationales utilisent en moyenne 40 kg de pesticides par an et par hectare sur les plantations de bananes. Bien évidemment la population locale subit les conséquences dramatiques de cette monoculture polluante : explosion du nombre de cancers, stérilité, appauvrissement des sols, pollution des rivières, morts des poissons, etc.

En Équateur, l'industrie de la banane utilise des substances hautement toxiques comme le paraquat, qui est interdit dans l’Union européenne, ou le mancozeb et le glyphosate qui sont cancérigènes. L'épandage par avion est la norme ici aussi. Lors d'un sondage mené auprès des ouvriers d'une plantation, 60% d'entre eux rapportent avoir travaillé dans la plantation durant l'épandage par avion ou directement après, ce qui contrevient aux recommandations de l’État équatorien sur les périodes de sécurité à respecter avant la reprise du travail. Il en va de même au Costa Rica, où les ouvriers rapportent que les pesticides sont épandus pendant qu'ils travaillent dans les plantations. Les ouvriers interrogés font souvent état de forts taux de handicaps, de fausses couches et de cancers dans les zones proches des plantations, et relatent la fréquence élevée de maladies respiratoires, de nausées, de réactions allergiques cutanées et de vertiges. Ces témoignages correspondent aux conclusions tirées des quelques études scientifiques menées à ce propos[5]. De nombreuses plantations n’ont toujours pas adopté les mesures nécessaires pour protéger la santé et la sécurité au travail.

Parmi les pesticides trouvés lors du test du magazine allemand, la présence d’imazalil et/ou de bifenthrine est très inquiétante : ces deux produits sont considérés comme cancérigènes probables selon la réglementation phytosanitaire de l’Union européenne. L’imazalil est un fongicide, utilisé sur les bananes afin de prévenir leur pourrissement sur le trajet vers l’Europe. Il peut affecter le système nerveux et conduire à des troubles de la reproduction. La bifenthrine, interdite dans l’Union européenne pour un usage biocide, est un insecticide utilisé pour prévenir des piqûres d’insectes qui provoqueraient de tâches brunes sur les bananes. C’est un produit très nocif pour les abeilles et les organismes aquatiques et donc également pour l’homme. Lors du test, ces pesticides sont certes restés inférieurs à la dose maximale prévue, mais leur présence en cocktail et même dans la pulpe est très préoccupante.